| Deux nouveaux modèles d’hélicoptère bi-rotor de Graupner m’attendent dans mon magasin préféré. Ils sont les derniers-nés d’une famille d’hélicoptères bi-rotor qui a commencé par le célèbre 47G (les télécommandes livrées portent toujours la mention 47G). Tous ces modèles sont basés sur une plate-forme commune composée d’un châssis léger en plastique, d’une électronique « 4 en 1 » qui assure à la fois la réception, le contrôle, le mixage des deux moteurs et la stabilisation gyroscopique, de deux moteurs et de deux micro-servo. Deux jeux de pales contrarotatives assurent à la fois la sustentation du modèle et la stabilisation en lacet. Il n’y a pas besoin de rotor d’anticouple, c’est la variation de vitesse relative des deux jeux de pales qui pilote les manœuvres en lacet. Les deux servos sont reliés via un plateau cyclique au rotor inférieur, c’est lui qui permet d’incliner l’hélico vers l’avant ou l’arrière et vers la gauche ou la droite et ainsi lui permettre de se déplacer dans l’espace. La stabilité exceptionnelle de ce type de machine est due principalement à la barre stabilisatrice qui agit uniquement sur le rotor supérieur. Elle a pour effet de corriger constamment l’attitude de l’hélicoptère afin de le maintenir plus ou moins horizontal. Les différents modèles ne diffèrent donc que par la carrosserie extérieure (ce qui n’est pas sans influencer son comportement comme nous le verrons dans la suite). |
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La boite en carton est illustrée de nombreuses photos. Elle comporte également deux fenêtres transparentes qui permettent d’en voir le contenu. A l’ouverture, on découvre le matériel protégé par un emballage bien pensé en frigolite. | ![]() |
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On peut y découvrir une notice détaillée en trois langues allemand, anglais et français, l’hélicoptère proprement dit, la barre stabilisatrice, la radio quatre voies, un accu LiPo 2 éléments 800mAh, 8 piles crayon pour l’émetteur, une aire d’atterrissage verte, des pales de rechange, un sachet contenant un tournevis et quelques accessoires, un chargeur à brancher sur une batterie 12V ou sur le transformateur 220 V qui se trouve également dans l’emballage. | ![]() |
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Les opérations nécessaires avant de commencer à voler sont élémentaires, mettre en place la barre stabilisatrice, charger l’accu LiPo et placer les piles crayon dans l’émetteur. Si vous avez l’habitude de voler en mode 1 (gaz à droite), une opération supplémentaire est nécessaire puisqu’en standard, elles sont livrées en mode 2. La manipulation est bien décrite dans la notice et est à la portée de tous. De plus, la notice donne des indications précises pour la vérification du fonctionnement avant vol et surtout pour le premier vol. | ![]() |
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Une fois l’accu dans son logement, je vérifie le centrage (je ne
vois pas pour quelle raison il ne serait pas bon, l’emplacement
de l’accu est bien déterminé) et c’est parti pour le
premier vol.
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| A partir de ce point, je vais différencier les deux hélicoptères. En effet, même si cela semble étonnant, leur comportement en vol est différent. |
| Le Koala : Décoré en blanc, jaune et bleu aux couleurs de NRMA CareFlight, il respecte l’aspect général de l’hélico grandeur, l’Agusta Kola basé à Sidney et utilisé pour des missions sanitaires. Mise progressive des gaz et l’objet décolle, un coup de trim pour peaufiner le réglage et c’est parti. Dès qu’il arrive à plus ou moins un mètre du sol, je peux presque lâcher les commandes, le stationnaire est stable, il se laisse contrôler sans difficulté. J’incline le stick gauche vers l’avant, le Koala part en translation lente, sans dévier, virage à gauche, virage à droite pour faire un beau huit, le vol est vraiment sans problème. Les commandes sont assez homogènes, l’hélico se laisse conduire en douceur. Un vrai bonheur pour un débutant. | ![]() |
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En augmentant quelque peu les gaz, le Koala monte et, … va se coller au plafond. Pour le faire redescendre, il faut vraiment beaucoup diminuer les gaz et les remettre presque à fond dès qu’il quitte sa position sinon, c’est l’atterrissage en catastrophe. Résultat de la manœuvre : rien ou pratiquement rien, la barre stabilisatrice s’est détachée. Dix secondes plus tard, le Koala redécolle à nouveau. | ![]() |
| Grâce à la légèreté de la cellule et la souplesse des patins d’atterrissage, la plupart des crashs se termineront ainsi à condition de couper les gaz immédiatement. Une rencontre avec un obstacle entraîne parfois la rupture d’une pale. Heureusement, Graupner a prévu quelques pales de rechange et le tournevis pour les remplacer. Attention cependant de ne pas confondre les pales du rotor inférieur et celle du rotor supérieur, elles ne sont pas interchangeables | ![]() |
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En conclusion, le Koala est un excellent moyen d’entrer dans le monde de l’hélicoptère, sans risques et à peu de frais. Il permet d’acquérir les réflexes et le style de pilotage d’un hélicoptère. L’étape suivante sera d’acquérir un modèle à pas variable et un seul rotor. Mais, cela est une autre histoire |
| C’est au tour de l’EC135 dans sa livrée Rouge de Air-Zermatt. Ce magnifique hélicoptère est , comme le Koala, utilisé pour le sauvetage mais cette fois en montagne. Il est aussi employé pour déposer des skieurs en montagne ou pour des voyages d’agrément. Le contenu de la boîte est tout aussi irréprochable. Le temps de charger l’accu et il est en vol. | ![]() |
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Cette fois, le vol est moins paisible, l’EC135 est un peu plus nerveux tout en restant contrôlable, les commandes me semblent plus incisives. C’est pourtant la même mécanique, le même émetteur. La seule différence c’est la carrosserie. | ![]() |
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L’EC135 est plus court. Il est possible que les flux d’air engendré par les rotors soient plus perturbés par le fuselage de l’EC135 que par celui du Koala ou alors c’est simplement quelques légères différences de fabrication ou de réglages en usine. Mystère. Malgré cette différence, l’EC135 est très amusant à piloter, peut être même plus intéressant que le Koala pour un pilote qui a un peu d’expérience de ce type de modèle. | ![]() |
| En bref, ces deux modèles sont à recommander pour ceux qui veulent s’initier, sans risques et sans investir des sommes importantes, aux joies du pilotage d’un hélicoptère. Ils sont absolument complets, tout est dans la boîte, le temps de charger l’accu, ils sont prêts à voler. En cas de crash, des pales de rechange sont fournies dans la boîte et, des crash kits sont disponibles au magasin. Ils sont compatible avec tous les hélicoptères de cette gamme. C’est un premier pas vers d’autres modèles plus performants mais aussi plus complexes à régler et à piloter. |